Pourquoi on pleure ?

Voici une explication simple, douce et adaptée à l’âge de l’enfant.

Pour les 4 – 6 ans

Pleurer, c’est laisser sortir ce qui est trop grand à l’intérieur de toi. Tu peux pleurer parce que tu es triste, en colère, ou même parce que tu es très content. Les larmes ne sont pas une faute, ce ne sont pas non plus une faiblesse. Elles servent à apaiser ton corps et ton cœur. Tout le monde pleure : les bébés, les enfants, les grands, et même les très grands. Après les larmes, on se sent souvent un peu mieux, surtout quand on est entouré d’une personne qu’on aime.

Pour les 7 – 9 ans

On pleure pour plusieurs raisons. Parfois, c’est parce que les yeux sont irrités (poussière, oignon, fumée) : ce sont des larmes qui servent à les nettoyer. Mais souvent, on pleure à cause d’une émotion forte : tristesse, colère, peur, soulagement, ou même joie. Ces larmes émotionnelles sont une façon naturelle pour le corps d’évacuer ce qui le bouscule. Pleurer libère certaines substances chimiques qui aident à se calmer. C’est pour cela qu’on se sent souvent un peu mieux après. Pleurer n’a rien à voir avec la faiblesse : tout le monde pleure, et c’est même utile.

Pour les 10 – 13 ans

Pleurer est une réaction physique naturelle. Il existe trois types de larmes. Les larmes basales lubrifient les yeux en permanence. Les larmes réflexes apparaissent face à une irritation (poussière, oignon, vent) pour protéger l’œil. Les larmes émotionnelles, elles, surviennent en réponse à une émotion forte : tristesse, joie, colère, soulagement, peur. Les recherches montrent que ces larmes contiennent des substances un peu différentes, comme certaines hormones liées au stress. Pleurer aiderait donc le corps à libérer une partie de cette tension. C’est aussi un signal social : nos larmes disent aux autres que nous avons besoin de soutien, et provoquent souvent de l’empathie. Pleurer n’est ni un signe de faiblesse ni quelque chose à cacher. Quand les pleurs deviennent très fréquents, sans raison claire, ou qu’ils sont liés à un mal-être profond, en parler à un parent, à un adulte de confiance ou à un professionnel aide beaucoup.

Quand en parler à un adulte ?

  • Si la tristesse ou la peur durent longtemps.
  • Si l’on se sent seul ou très mal dans sa tête.
  • Si l’on a envie de se faire du mal.
  • On peut toujours en parler à un parent, à un adulte de confiance, à un enseignant ou à un médecin.
  • Demander de l’aide, ce n’est jamais grave : c’est une preuve de courage.

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