Pourquoi je suis triste parfois ?
Voici une explication simple, douce et adaptée à l’âge de l’enfant.
Pour les 4 – 6 ans
Être triste, c’est normal. Tout le monde l’est de temps en temps, même les grands. C’est ton cœur qui te dit que quelque chose te fait de la peine : un bobo, une dispute, un câlin qui te manque, ou parfois sans raison claire. Quand tu es triste, ce n’est pas une faute. Tu peux pleurer, faire un câlin à un parent, dessiner ou parler de ce que tu ressens. Souvent, après un moment, ça va mieux. Tu n’es jamais tout seul avec ta tristesse.
Pour les 7 – 9 ans
La tristesse est une émotion. Comme la joie, la peur ou la colère, elle vient et elle repart. On peut être triste pour beaucoup de raisons : une dispute avec un copain, un être cher qui s’en va, un échec, ou parfois un trop-plein de fatigue. C’est ta façon à toi de montrer que quelque chose t’a touché. Pleurer, en parler, écrire ou dessiner peut aider à laisser sortir cette émotion. La tristesse n’est pas une faiblesse, c’est une partie normale de toi. Si elle dure très longtemps ou si elle te fait très mal, en parler à un adulte de confiance fait beaucoup de bien.
Pour les 10 – 13 ans
La tristesse est une émotion universelle, qui apparaît dès la petite enfance. Elle peut être déclenchée par une perte, un échec, une déception, un sentiment de solitude, ou parfois sans raison évidente. Sur le plan biologique, certaines zones du cerveau s’activent et certaines hormones changent : c’est ce qui explique cette sensation lourde dans la poitrine ou dans la gorge. La tristesse a une fonction utile : elle nous pousse à ralentir, à comprendre ce qui s’est passé, à demander du réconfort. Pleurer fait partie de ce processus et n’a rien à voir avec la faiblesse. Plusieurs choses aident à traverser la tristesse : en parler à quelqu’un de confiance, écrire, faire du sport, dormir, passer du temps avec des proches. Si la tristesse devient très intense, qu’elle dure plusieurs semaines, qu’elle empêche de vivre normalement ou qu’elle s’accompagne de pensées sombres, il est très important d’en parler à un parent, à un adulte de confiance ou à un professionnel.
Quand en parler à un adulte ?
- Si la tristesse ou la peur durent longtemps.
- Si l’on se sent seul ou très mal dans sa tête.
- Si l’on a envie de se faire du mal.
- On peut toujours en parler à un parent, à un adulte de confiance, à un enseignant ou à un médecin.
- Demander de l’aide, ce n’est jamais grave : c’est une preuve de courage.
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